Grands reporters non remplacés. Le reporter Marine et un des trois grands reporters sont absents pendant plus de huit jours. Sans être remplacés. L’air de rien, la rédaction en chef indique : « Il n’est pas prévu de remplacer le reporter Marine et les trois grands reporters s’auto-remplacent. » Une façon de s’asseoir sur l’accord de novembre 1999 qui prévoit, dès son point n°1, que « les absences d’un journaliste d’au moins 8 jours consécutifs donnent lieu à un remplacement spécifique sous forme de recours à des CDD. » L’accord ne prévoit donc pas d’exception pour les grands reporters. Le SNJ dénonce ces pratiques déloyales : quand on signe un accord, pour nous, c’est bien pour le respecter…

Réagissez ! C’est une innovation qui devrait apparaître sur ouest-france.fr prochainement. A la fin de certains papiers, cette mention invitera les internautes à réagir. Ce que de très nombreux sites pratiquent déjà depuis des années. « Ce ne doit pas être du quantitatif mais du qualitatif, précise la rédaction en chef. Les collègues du Desk seront chargés de la modération, qui devra être effectuée dans l’heure ou la demi-heure qui suit. »

Appareil photo. Ne vous laissez pas avoir si on vous le demande ! L’usage prévoyant que les rédacteurs gardent leur appareil photo au bout de 7 ans est toujours en vigueur, ainsi que l’a rappelé Jack Auger. Qu’on se le dise !

Mieux renseigner les crédits photos. Régulièrement, des photos de rédacteurs pigistes paraissent dans le journal créditées d’un « DR » ou « OF ». Résultat : mal identifiées, certaines de ces photos ne sont pas payées aux pigistes. Et en cas de réutilisation, le journaliste pigiste n’est pas prévenu… ni payé. La direction reconnaît des failles dans la procédure et va adresser une note rappelant à tous l’importance de renseigner correctement les crédits photos.

On en parle ou on n’en parle pas ?
Les faits : Un footballeur du Stade Rennais, qui poussait son 4×4 tombé en panne sur le bord de la route, a la malchance de croiser les gendarmes, qui le contrôlent positif au test d’alcoolémie. Mais la rédaction en chef choisit de ne pas publier l’information. Or quelques jours plus tard, un footballeur toulousain en excès de grande vitesse est nommément cité dans nos colonnes. Pourquoi parler de l’un et pas de l’autre ? « Il faut au moins deux critères pour que l’info soit publiable. Dans le cas rennais, il n’y avait que la notoriété. Dans l’affaire de Toulouse s’y ajoutait la gravité. » Et la direction assure que cela n’a rien à voir avec les relations qu’elle entretient avec le Stade Rennais. Ben voyons.

La réunion de 10h, « grand moment d’échanges ». Quand le DD, le chef de rédaction et les adjoints sont absents, c’est un localier qui prend la réunion téléphonique de 10h. « Ça ne devrait jamais être le cas, jure la direction. Puisque le DD, le chef de rédac, l’adjoint au chef de rédac et l’adjoint multimédia ne sont pas censés être absents en même temps. » Nous qui avions pourtant compris que le « responsable » multimédia ne faisait pas partie de la hiérarchie… En tout cas, quand le localier s’y colle, un mail, moins chronophage, ne pourrait-il pas remplacer la réunion ? « Non, impossible, tranche la direction. On a besoin de ces moments d’échanges ! » Mais pour le localier, c’est encore un étage supplémentaire au mille-feuille déjà indigeste de sa charge de travail.

Rénovation du plateau. Il aura fallu une pétition des collègues du siège pour que la direction prenne enfin en compte cette demande. Le service bâtiment doit présenter « une esquisse de plan d’ici un à deux mois. Il faudra ensuite chercher un architecte d’intérieur », explique la rédaction en chef. Le projet, qui se veut « avant-gardiste », avance mais il faut faire avec un certain nombre de contraintes : installation d’une porte coupe-feu, des poteaux porteurs… Il faudra aussi prendre en compte la rénovation des réseaux. Le PDG souhaiterait que la rénovation se fasse rapidement. Le SNJ aussi !

Voyage, voyage. Certaines pages Partir du dOF sont réalisées lors de reportage financés et organisés, voire encadrés, par des professionnels du tourisme. « C’est clair », affirme la rédaction en chef. Pourtant, pour le lecteur, ça l’est moins. Pourquoi ne pas imaginer un encadré signalant lorsqu’un reportage a été financé par un tiers, comme au Québec ? Preuve de notre transparence… « Pourquoi le dirait-on ?, répond la rédaction en chef. Si l’on se met à mentionner tous les séjours financés par des collectivités, jumelages, entreprises ou associations, il y aurait des encadrés toutes les deux pages. » L’argument est-il vraiment rassurant ? Clairement, non.

Vos délégués SNJ : Vincent Cotinat (02 41 25 62 06),  Noëlle Cousinié (02 43 59 15 59);
Gilles Kerdreux (02 99 32 60 00), Laurence Guilmo (02 98 33 22 02),

Michel Lejeune (02 33 77 31 15), Audrey Guiller (06 98 23 40 70)