Communiqué du “national” :

La composition des « pôles » étant désormais connue, le SNJ déplore la sous-représentation criante des journalistes au bénéfice des éditeurs, qui se taillent la part du lion dans les divers groupes de travail, par ailleurs tous dirigés par des patrons de presse.

Le Syndicat National des Journalistes, premier syndicat de la profession, regrette en particulier que les organisations de journalistes aient été minorées dans la composition des groupes, ce qui a conduit certains d’entre eux à boycotter ces travaux.

Pour sa part, le SNJ a fait le choix de participer aux États généraux organisés par le président de la République, afin que la parole des journalistes soit entendue. Il participe à cet exercice de bonne foi, en voulant espérer que les arguments avancés au nom de la profession recevront un certain écho.

Pour le SNJ, revitaliser les journaux et le journalisme n’est pas uniquement une question d’argent. L’objectif prioritaire de ces États généraux doit être de restaurer la crédibilité de la presse écrite et donc retrouver la confiance des lecteurs, grâce à une information indépendante, pluraliste et de qualité.

Si l’exercice devait toutefois se révéler aussi biaisé que le déséquilibre des groupes de travail peut le laisser craindre, il en tirerait toutes les conséquences.

Paris, le 20 octobre 2008